Vos témoignages
  • Personnes en deuil, malades, familles, accompagnants, cet espace vous est dédié.

Objectif :L’expression écrite de votre souffrance, peut vous aider à la soulager ; la partager vous permet d’être en résonnance avec les autres, de vous sentir compris et moins seuls. Tout autre témoignage est également le bienvenu.

Vous pouvez déposer votre témoignage ici.

Après lecture par un bénévole de l’association, il sera mis en ligne dans un délai de 72 heures (aucune réponse ne sera faite)

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FRANCOISE

20/02/14

Le 03/03/2014 Pierre sera mort depuis 5ans..et Ma MAMAN depuis 2 mois!
Mort par son absence physique...le vide qu il laisse mais VIVANT par la force qui rempli mon coeur..par la puissance de son sourire malgrè les épreuves durant sa maladie..par cette ESPERANCE qui transforme ma peine en sérénité ..oui on meurt...mais sur terre..La Vie est là belle et exigeante et ce lien d AMOUR entre toi et moi ne meurt pas..Il me fait grandir!!Ta Maman et Ta Fille

 

A.

01/12/13

12 ans aujourd'hui que tu es "parti" comme l'on dit pudiquement...
Je me demande qui d'autre que moi pense à toi en ce moment.
12 ans déjà… On dit "avec le temps cela va passer", bien sûr le temps a adouci la souffrance, mais elle revient, de temps en temps intacte, en croisant une silhouette, au son d’une voix, à une date anniversaire, quelquefois simplement, sans raison précise.
On dit qu’il faut oublier. Mais oublier quoi ? que tu as existé ?
Ce n’est pas être morbide que de garder le souvenir de ceux que l’on aime, les garder vivants dans un coin de notre cœur.

 

29/11/13

Je fais partie d’une équipe de bénévoles qui accompagne des personnes malades dans un service de cancérologie.
Un jour les soignants nous parlent d’un monsieur hospitalisé dans le service et qui éventuellement serait content d’avoir notre visite. Ils précisent que Mr T est déprimé, parfois pouvant paraître assez agressif avec eux.
A mon arrivée dans sa chambre je le trouve alité, les couvertures remontées jusqu’au menton. Je me présente, il dit accepter ma compagnie et se redresse sur son lit. Puis il commence à me poser des tas de questions sur l’association, nos buts, nos idéaux, nos objectifs. Il devient même curieux voire incisif en m’interrogeant sur les motivations de mon bénévolat. Je réponds bien sûr avec le maximum de clarté et d’honnêteté et nous continuons de discuter.
Il m’apprend qu’il était professeur de philo et appréciait encore beaucoup les réflexions et les discussions sur les idées, les religions, les concepts, les théories et tous les aspects de la vie.
Et voilà qu’il se lève et commence à arpenter sa chambre les mains dans les poches de son pyjama, dissertant et déclamant à haute voix comme s’il se trouvait sur une estrade de classe ou d’amphi universitaire ! Il s’est même senti redevenir assez prof pour oser corriger certains de mes propos sur la philo qu’il trouvait… pas très intelligents et mal argumentés !!!
Plus tard il me remercie de ma visite avec un grand sourire et réclame celle de mes collègues bénévoles pour les jours suivants.

Monsieur T, sous notre regard neutre de bénévole, ne s’est plus senti uniquement comme malade, il est redevenu l’intellectuel qu’il était, vif, didactique, enjoué… et critique !
Nos accompagnements auprès de ce Monsieur lui ont permis de nous offrir une facette de sa personnalité et de sa vérité qui était certainement en jachère depuis sa retraite et la maladie.

 

F.

29/11/13

Bonjour.
Un ami est mort en hôpital après des années de cancer, récidive, métastases cérébrales et osseuses. Il avait, depuis la première radiothérapie huit ans avant, affirmé à notre groupe de copains qu’il s’agissait d’ un traitement préventif. Les dernières semaines, sans prononcer “mort”, il m’avait dit: “tu viendras jusqu’au bout?” et “viens quand les autres travaillent, avec toi je peux parler”. Son épouse a senti ce lien de confiance au dernier moment, quand elle a choisi de partir, me disant “c’est bien pour lui si tu te sens de rester avec lui”. A ‘époque, elle et moi nous connaissions peu. On est restées en contact, on a parlé de lui.

Vingt-cinq ans plus tard, la voici en larmes, parce qu’elle “n’a pas eu le courage de lui tendre une perche pour parler de sa fin, faisant semblant en tricotant auprès de lui et remontant le drap”. J’ai répondu que je pense qu’il a choisi ce mode de présence. Depuis, elle s’en veut toujours, et j’écoute seulement. Aurais-je dû me taire? dire autre chose? y revenir?

Merci d’offrir sur votre site cet espace de parole, et peut-être de dialogue.
Cordialement

 

20/02/12

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